Je parle aux personnes d'humeur égale, classées saines d'esprit, qui affrontent la vie de manière sûre sans que trop d'affect s'y glisse, Avez-vous déjà du être quelqu'un d'autre, jouer la comédie au moins une fois ? oui j'imagine, mais pour vivre, survivre, toute une vie entière? pour ne pas avoir peur de choquer de déranger, de faire souffrir, de faire pitié, de faire du mal alors qu'on n'y peut rien ? Je ne pense pas, voilà ce qu'on endure quand on souffre de Bipolarité ou pire encore si on garde le terme de Maniaco-dépression!!
Pas possible de l'annoncer ou de le glisser comme ça dans une discussion : "Toi aussi t'aimes la Téquila? Moi aussi mais je suis bipolaire et à cause de mes neuroleptiques je peux en boire qu'un désolée!"
Non, ça ne se passe pas comme ça, on ment, on en rajoute!!!
" Tu as 26 ans et toujours pas de permis?" Et de la à répondre :
" Non, j'ai des crises d'angoisses quand je dois me concentrer sur quelque chose qui me stresse, et ça m'a toujours effrayer" on préfère répondre ; "Je préfère prendre le métro, dans une grande ville ça revient moins chère"
Il n'empêche que la crise économique nous a permis, nous les bipolaires de nous sortir de pas mal de situations :
"Tu sors avec nous ce soir, il y aura tout le monde, on va s'éclater" Et nous qui voulons voir personne car nous sommes au bord du précipice, répondons : "tu sais c'est la crise là, pas de sous donc ça ne va pas être possible"
Ce qui nous arrange bien finalement, où alors " Je sais c'est déprimant de ne pas avoir d'argent".
Avant j'étais qualifiée d'anorexique, presque mauvais diagnostic, mais j'avais une maladie de "riches"car ce sont les classes sociales élevées qui étaient le plus touchées contrairement à la boulimie ou l'obésité. Quelle fierté d'être atteinte de la richesse de ce monde!
Aujourd'hui, j'ai une maladie de pauvre finalement, la folie est une maladie de " pauvre" car on se ruine en achats compulsifs, on casse nos perspectives d'avenir donc études et travail, on n'a pas envie de se faire belle, donc on a une tête de "pauvre"...
La il n'est plus question de vouloir ressembler à un mannequin, mais de se cacher dans la misère de l'esprit.
Et vous qui êtes "sains d'esprits ", vous êtes courageux, vous n'avez pas besoin de vous retrouver dans une case. Pas comme nous, les maniaco-dépressifs, qui ont besoin de savoir dans quel sorte humeur nous sommes, tout les jours, pour savoir comment va se dérouler la journée, crise économique ou pas, on trouvera toujours des excuses pour vous ressembler un peu plus....
J'ai fait pleurer l'homme que j'aime...ce matin en quittant mon appartement, il m'a dit que je n'étais pas là mais ailleurs dans un coin de ma tête
Il a pleuré par sentiment de pitié ou d'impuissance je ne sais pas... Mais il a pleuré et ça m'a touché au plus profond de mon âme... Parce qu'il ne m'avait jamais vu dépressive, il avait l'impression d'être en face d'une autre femme, d'une autre personnalité inconnue pour lui à ce jour...
Ca fait un mois que je suis " redescendue" et là je n'ai même plus d'inspiration pour écrire.
Les médicaments voilent ma pensée et mes "envolées de l'âme" ont un peu trop disparues à mon goût.
Je fume cigarettes sur cigarettes et aujourd'hui j'ai décidé de ne pas aller travailler en prétextant une fièvre et une grippe. Je pense que mes collègues s'en doutent, elles me trouvent à côté de la plaque, selon moi-même bien entendu. Quelle paranoïaque je suis devenue! Dans la rue je me sens observée, qu'on lit dans mes yeux que je ne suis pas là, absente c'est le mot!
Chaque seconde paraissent une éternité, la mort m'appelle dans une partie de mon cerveau brisé, et de l'autre une putain d'envie de vivre et que tout ça s'arrête, que ce n'était qu'un cauchemard, que quelqu'un viendrai me sauver de ma prison mentale.
Non D., c'est la réalité, et une putain de réalité de tous les jours et de toute une vie.
Abilify : 15 mg par jour
Lysanxia : 0
seroplex : 10 mg par jour
Je pense que mon traitement n'est plus approprié et qu'on va devoir passer aux doses supérieures. Je me suis sevrée toute seule du Lysanxia, et hier j'ai failli être assaillie par une crise d'angoisse, mais j'ai tout fait pour passer pour une personne comme tout le monde.
J'ai été hospitalisée et je le suis encore depuis le 15 Julleit 2009 dans une clinique avec un service spécialisé pour troubles bipolaires, en l'accord de deux psychiatres qui me disaient que je ne pouvait pas rester comme ça.
C'était clair.
J'ai appris beaucoup, on m' a confirmé le diagnostic de Bipolarité de type II avec addictions ( comorbidités) dont anorexie mentale. Ma bipolarité que j'ai est de type mixte ("dépression agitée"
J'ai beaucoup appris sur ma maladie en moins d'un mois. Et surtout je l'accepte aujourd'hui, et cela change tout.
On m'a administré un nouveau traitement, il s'agit de l'Abilify, qui a beaucoup d'effets secondaires au début donc je remercie mon psychiatre de m'avoir hospitalisé car ses effets du débuts je n'aurais pu mes supporter chez moi ou au travail.
Je commence à me stabiliser, et on m'a garder le seroplex malgré tout.
On m'a appris à reconnaître les début d'excitation ou de dépression afin de me poser ou de réagir à temps (exemple; quand je me mets à parler trop vite, je ralentis la cadence ou je demande à mes proches si mon débit n'est pas trop rapide)
Je me sens ni heureuse, ni malheureuse, mais sereine et c'est justement cela le juste milieu. C'est un bon début mais le chemain sera long pour toutes les personnes qui ont une bipolarité.
Si tout va bien , je sortirais la semaine prochaine
A bientôt
Je suis en train de perdre mon travail...
C'est trop injuste. On n'arrive pas à me stabiliser. Mon psychiatre a presque tout essayé, je réponds mal aux traitements. Soit trop sédatif, sans je suis excitée.
Mes collègues me regardent comme une bête étrange, je fais pitié, quand je viens shootée au boulot.. Comme un robot, j'effectue mon travail, je ne réagis à rien, c'est mécanique.
Quand j'arrête le traitement histoire d'un jour, ils voient une autre personne, une fille sure d'elle, pleine d'énergie, qui rigole et parle tout le temps..
Aujourd'hui, je ne voulais pas que le regard se pose sur moi, alors je ne suis pas aller travailler. C'est atroce!
J'ai appelé mon boss, il m'a dit de m'arrêter, que ma place m'est reservée, et qu'il fallait que je fasses quelque chose !!!
Oui mais quoi !!!!
J'en sais rien....... Je suis perdue.................
I'm outside
Mon boss m'a hurlé dessus toute la journée, tous mes collègues parlent derrière mon dos, je les ai surpris aujour'hui...
Mon boss m'a dit que j'étais trop lente, shootée, comme un zombie et ça depuis qu'on me donne 10 mg de Zyprexa.
Il a raison, je suis un robot au boulot, quand je marche dans la rue aussi, c'est atroce! j'ai même failli me faire écraser.
J'ai failli pleuré cet après midi! je ne veux plus revivre ça.
J'ai peur de perdre mon boulot et de perdre ma vie. je n'ai déjà plus d'amis, plus de mecs, plus de vie sociale, ma vie est rythmé de boulot dodo et crise de boulimie et vraiment rien d'autres.
J'ai donc décidé d'arrêter le Zyprexa avant de ne plus avoir de neurones. Je perds la mémoire aussi....
Je l'arrêtes sans l'avis de mon médecin, je connais complétement les risques que ça comporte mais j'assume.
Je prends également du Seroplex 20 mg.
Selon mon psy, le Zyprexa calme les pics hypomaniaque chez moi et l'antidépresseur ma dépression de laquelle je ne sors plus depuis 6 mois. Depuis qu'on m'a augmenté le Zyprexa, ma dépression est tellement grave que je me mets en danger tout les jours sans en avoir rien à foutre.
C'est trop. Le Zyprexa ne peut pas soigner une dépression, ça soigne mes " hypomanies".
Je ne veux pas plonger...
Abus de tout ce qui ressemble à de la nourriture
Sans faim
Sans "raison"
Je me sens exister lorsque je me sens moins "vide"
Bref, il ne veut plus de moi, plus du tout, il a gagné la guerre, et la perdante mange des chips jusqu'à son obésité...
Merci Zyprexa!
Il m'envoie des textos depuis ce matin. J'ai envie de lui, ça fout un sacré bordel avec son plan cul fixe, C.
J. est un mec qui baise bien, qui fait ça avec une sensualité incroyable. J'aime l'odeur de sa peau
Il veut passer cet après midi mais je refuserai comme pour mieux être ce que je ne suis pas : Une fille qui dit non